lundi 11 février 2008

Cataclysme capitaliste


On blâme souvent l’économie pour tous les maux de la Terre. Le président de la Bolivie a compris le principe!

En effet, Evo Morales, président socialiste bolivien, a affirmé dans la nuit de samedi à dimanche que le «capitalisme» était responsable des inondations qui ont touché six des neuf régions du pays andin faisant depuis novembre 51 morts et 180 000 sinistrés selon la défense civile!

«Les phénomènes climatiques ne sont la faute d'aucune autorité mais c'est la faute d'un système, d'un modèle économique, le capitalisme, qui engendre ces conséquences climatologiques, ces changements climatiques qu'en définitive, les gens pauvres doivent payer», a expliqué le chef de l'État bolivien.

La saison des pluies a déjà provoqué depuis novembre des pluies torrentielles dans les régions de La Paz (ouest), Cochabamba (centre), Santa Cruz (est), Chuquisaca (sud-est), Beni (nord-est) et Pando (nord), où le gouvernement a déclaré l'alerte rouge. Dans la région de Beni, des centaines d'habitants ont fui les abords de la ville de Trinidad tandis que les 30 000 habitants craignent la montée des eaux

Le ministre des Relations extérieures a exigé il y a quelques jours que les pays les plus développés soutiennent la Bolivie (9 millions d'habitants) parce que, selon lui, ce sont eux les responsables du changement climatique qui provoque les pluies. Selon un premier bilan de la Chambre de Commerce de l'est du pays les pertes financières s'élèvent à plusieurs centaines de millions de dollars.

En apprenant la nouvelle, Stephen Harper a téléphoné à Georges Bush pour vérifier si la Bolivie était un État américain!

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